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Fernando de Mello Vidal, Embaixador do Brasil no Haiti

Depuis l’apparition de l’épidémie du virus zika à la fin de 2015, le Brésil a mené une guerre sans merci contre le moustique Aedes Aegypti, vecteur de transmission du zika, du chikungunya et de la dengue. Bien que n’étant pas le seul pays affecté par cette épidémie, la situation au Brésil a attiré l’attention de la communauté internationale due à l’approche des Jeux olympiques et paralympiques Rio 2016 (jusqu’en 2014, seule la circulation sporadique du virus Zika en Afrique, en Asie et en Océanie avait été recensée. Selon l’Organisation mondiale de la santé, depuis l’année dernière, 25 autres pays et territoires des Amériques ont été déjà touchés par le virus).

Conscient de la gravité du problème, le gouvernement du Brésil a lancé une grande campagne nationale de lutte contre la maladie avec la participation de 220 000 soldats et 300 000 agents de santé. Le plan met l’emphase sur trois domaines: prévention et lutte contre le moustique, assistance médicale publique et gratuite aux femmes enceintes infectées par le virus et investissement dans des recherches pour le développement d’un vaccin.

Depuis le début de cette année, des représentants des Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis (CDC) ont développé des recherches avec des techniciens du ministère de la Santé du Brésil pour trouver un vaccin contre le virus et, plus récemment, les présidents Dilma Rousseff et Barack Obama sont convenus de la création d’un groupe de haut niveau pour inciter la coopération dans ce domaine. 

À l’occasion du IV Sommet de la CELAC, le 27 janvier dernier, en Équateur, la présidente Dilma a demandé aux États de la région d’unir leurs forces dans la lutte contre le virus. Dans cet esprit, 13 ministres de la Santé de MERCOSUD et de la CELAC se sont réunis, le 3 février, à Montevideo, afin d’élaborer une stratégie conjointe de lutte contre la maladie. Encore, dans le domaine international, il faut souligner la coordination entre le ministère de la Santé du Brésil, l’Organisation panaméricaine de la santé et l’Organisation mondiale de la santé, qui, en plus, a fait l’éloge du Brésil pour la transparence dans le traitement de la crise.

L’OMS et l’Organisation mondiale du tourisme ne préconisent pas de restrictions de voyage ni de commerce à cause du virus. Étant donné la possible association entre l’infection par le virus zika de femmes enceintes et la naissance de bébés atteints de microcéphalie (une malformation congénitale grave dans laquelle le cerveau ne se développe pas correctement), une attention particulière aux femmes enceintes est recommandée. Elles doivent consulter leurs médecins avant de voyager et adopter des mesures permettant de réduire la présence de moustiques transmetteurs de la maladie. Sur la base des informations et protocoles obtenus jusqu’à ce moment, il n’est pas possible de prouver scientifiquement la relation entre le zika et la microcéphalie. 

En vue des Jeux olympiques et paralympiques Rio 2016, le gouvernement brésilien prend déjà toutes les précautions. L’ensemble des chantiers des installations olympiques sont en cours d’inspection par des agents de surveillance en santé environnementale, afin de contrôler d’éventuels foyers de moustiques. Pendant les Jeux, toutes les installations olympiques auront au moins un agent de surveillance en santé environnementale agréé, qui travaillera quotidiennement dans la recherche, l’élimination ou le traitement des rétentions d’eau qui pourraient devenir de potentiels foyers de moustiques. En plus, les Jeux olympiques auront lieu durant l’hiver dans l’hémisphère sud, période de températures plus basses, qui contribuent à une grande diminution de l’incidence de l’Aedes Aegypti.

Le gouvernement et la population brésiliens sont pleinement engagés dans le combat contre le zika, qui est un devoir de tous. En prenant les précautions nécessaires pour éviter la prolifération du moustique, tous auront participé à lutter contre cette maladie. 

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