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José Estanislau do Amaral, Embaixador do Brasil na Tunísia

Le premier février dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré un état d’urgence de santé publique de portée internationale en lien avec le virus Zika, et sa possible association à la microcéphalie et à d’autres troubles neurologiques.

Les premiers cas de maladie causée par le virus Zika au Brésil ont été confirmés en 2015. Une première épidémie avait déjà eu lieu en Polynésie française en 2014. Si ce virus est connu depuis plusieurs décennies, la situation actuelle est complètement nouvelle puisqu’elle concerne la santé publique mondiale et implique pour autant la communauté scientifique internationale dans la recherche de solutions et traitements. D’après l’OMS, depuis l’année dernière, outre le Brésil, 24 pays et territoires des Amériques ont déjà été touchés par le virus Zika.

La maladie causée par ce virus est transmise par le même moustique responsable d’autres pathologies comme la dengue et le chikungunya. Ces insectes prolifèrent dans les points d’eau stagnante et la propagation des cas de contamination par le Zika au cours de cet été (au Brésil, la saison estivale débute en décembre et s’étend jusqu’à mars) a poussé les autorités brésiliennes à déclarer la situation d’épidémie. La maladie n’est pas transmise par le contact humain direct. Près de 80% des personnes qui ont contracté le virus ne présentent aucun symptôme. Parmi celles qui en présentent, les symptômes les plus courants sont la fièvre, les éruptions cutanées, les courbatures et la conjonctivite. En général, les symptômes durent de 2 à 7 jours après la contamination.

À la fin de l’année 2015, les autorités brésiliennes de santé publique ont montré, pour la première fois, la possible association entre l’infection de femmes enceintes par le virus Zika et la naissance de bébés atteints de microcéphalie, une malformation congénitale grave qui empêche le développement correct du cerveau.
Le Brésil est en train de rassembler les spécialistes de différents domaines de la médecine du monde entier,  afin de conduire les investigations dans le pays. Le gouvernement brésilien coordonne les efforts internationaux pour combattre le Zika et vient d’entamer la mobilisation des pays latino-américains et caribéens autour du problème, à travers la mise en place d’un partenariat avec le gouvernement des États-Unis en vue de produire un vaccin.

Le pays maintient un dialogue constant avec les organismes internationaux concernés, tels que l’OMS et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis. Le sujet est une priorité nationale que le gouvernement brésilien traite avec transparence et célérité.

Les touristes et les voyageurs ayant pour destination des régions affectées par le Zika doivent prendre des précautions de base, comme n’importe où dans le monde. L’OMS et l’Organisation mondiale du tourisme ne préconisent pas de restrictions de voyage ni de commerce à cause du virus. Il est recommandé une attention particulière aux femmes enceintes, qui doivent consulter leur médecin avant de voyager et adopter des mesures permettant de réduire la présence de moustiques transmetteurs de la maladie, telles que: garder les portes et les fenêtres fermées et se protéger à l’aide de moustiquaires, porter des pantalons, plutôt que des jupes, et des chemises à manches longues et utiliser des produits répulsifs autorisés pour les femmes enceintes.

En vue des Jeux olympiques et paralympiques Rio 2016, le gouvernement brésilien prend déjà toutes les précautions. Pendant les Jeux, toutes les installations olympiques auront au moins un agent agréé de surveillance en santé environnementale, qui travaillera quotidiennement dans la recherche, l’élimination ou le traitement des rétentions d’eau qui pourraient devenir de potentiels foyers de moustiques. Outre les agents agréés pour agir à l’intérieur des installations olympiques, des équipes de surveillance en santé environnementale travailleront autour des zones de compétition et des lieux de grands rassemblements, afin de contrôler le moustique dans toute la région.

Le gouvernement brésilien et la population du pays sont pleinement engagés dans le combat contre le Zika à l’échelle globale et en font un devoir collectif et un but permanent.

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