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José Humberto de Brito Cruz, Embajador de Brasil en Marruecos 

De temps en temps, les pays sont appelés à faire face à des défis nécessitant une grande mobilisation nationale et internationale – mettant à l’épreuve non seulement notre ingéniosité et notre détermination, mais aussi notre capacité à travailler conjointement. Le virus zika, dont la reproduction autochtone a déjà été identifiée dans plus de 50 pays et territoires, en est un parfait exemple.

Le 1er février 2016, l'Organisation mondiale de la santé a déclaré le virus une urgence de santé publique de portée internationale. Un vaccin est encore à ce jour indisponible. Dans la plupart des cas, les personnes atteintes du virus ne présentent aucun symptôme ou tout au plus des incommodités semblables à celles d’une grippe (comme la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête, un malaise, l'irritation de la peau ou de la conjonctivite). Les préoccupations mondiales se rapportent à des corrélations possibles entre le zika et des conditions plus graves, notamment des troubles du système neurologique comme la microcéphalie chez les nouveaux-nés ou le syndrome de Guillain-Barré chez les adultes. Toutefois, l'OMS et la communauté scientifique ont mis en exergue le fait que ni le virus ni ses conséquences sur l'homme n’ont été suffisamment étudiés. Dans ces conditions, la prudence et la sobriété sont de rigueur pour toute décision.

Le Brésil est l'un des pays les plus touchés et a fait de sa lutte contre le virus zika - et son vecteur de transmission, le moustique Aedes aegypti – une priorité nationale. Plus de 500.000 personnes au service du gouvernement brésilien dans divers domaines, y compris 200.000 militaires, ont été mobilisés dans cette action. La quête d’instruments de combat contre le virus commence par les plus traditionnels – tels que des répulsifs et des insecticides – et se poursuit jusqu’aux plus avancés, tels que les vaccins et les moustiques génétiquement modifiés, en stade de recherche. Cependant, l'outil le plus important reste sans doute l’éducation : grâce à un large partenariat entre les autorités nationales et des responsables locaux, les écoles, la société civile et d'autres acteurs, le Brésil cherche à sensibiliser la population sur la meilleure façon de lutter contre la prolifération des Aedes aegypti.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Dr. Margaret Chan, a déclaré lors d'une récente visite au Brésil que «jamais auparavant, je n’avais vu une mobilisation aussi large par le président d'un pays, en termes de rapidité, d’ampleur, de couverture et de courage face à un défi si difficile». En outre, le Brésil a une tradition d’investigation en matière de santé publique, basée sur la formation de cadres scientifiques de rang supérieur et un ensemble d'institutions de renommée internationale dans la recherche sur les maladies tropicales telles que les Instituts Butantã (São Paulo), Evandro Chagas (Belém) et la Fondation Oswaldo Cruz (FIOCRUZ - Rio de Janeiro). En tant que problème mondial, le défi du virus zika exige également des réponses au niveau international. Par conséquent, nous travaillons en étroite collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé et l'Organisation panaméricaine de la santé. Nous avons également entamé des efforts de coopération avec les pays amis à différents niveaux. C’est le cas du travail conjoint entre les autorités sanitaires brésiliennes et le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (Center for Disease Control and Prevention, CDC), des États-Unis, afin d’avancer dans la connaissance scientifique du virus zika et de ses conséquences, ainsi que d’accélérer la production d’un vaccin.

L'Organisation mondiale de la santé et l'Organisation mondiale du tourisme ont souligné que le virus zika ne devrait pas être considéré comme un obstacle aux voyages ou au commerce. L’OMS a recommandé seulement des précautions spéciales à prendre en considération par les femmes enceintes qui choisissent comme destination les pays touchés par le virus. Le Brésil accueillera à bras ouverts les visiteurs du Maroc et du monde entier qui viendront assister aux Jeux olympiques et aux Jeux paralympiques de Rio de Janeiro, qui auront lieu en août et septembre de cette année.

Pour les jeux – qui se tiendront durant la période de l'année la moins favorable à la reproduction des moustiques – le gouvernement brésilien a déjà pris toutes les précautions sanitaires nécessaires pour que les visiteurs en provenance d'autres régions du Brésil et d'autres pays puissent vivre le sens extraordinaire de l'expérience olympique sans la moindre préoccupation relative à la santé publique. Les installations où les compétitions auront lieu sont visitées régulièrement par le personnel chargé de la surveillance de la santé afin d’assurer l'éradication de toute prolifération potentielle de moustiques. Pendant les jeux, chaque installation verra la présence permanente d'au moins un de ces agents, qui maintiendra une vigilance constante contre la possibilité de propagation de la maladie.

Le Brésil a des décennies d'expériences réussies dans le domaine de la santé – soit dans notre propre pays, ou en collaboration avec d'autres grâce à la coopération sud-sud. Nous allons continuer à agir avec détermination, transparence et sérénité dans la lutte contre le virus zika. Il s’agit là d’un problème qui doit être pris au sérieux, comme c’est d’ailleurs déjà le cas au Brésil et également dans d’autres pays. C’est sans doute un défi important, mais un défi qui sans aucun doute sera surmonté grâce au travail sérieux et à la coopération efficace aussi bien sur le plan scientifique et médical que sur celui de la planification transparente et rationnelle des politiques publiques. Comme il a déjà été dit plusieurs fois au Brésil : aucun moustique ne pourra être plus fort qu’un pays tout entier, encore moins le monde entier.

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